4 juin 2020

Je veux un homme qui... de Tamara Balliana

© Camille

Résumé :


"Oriane aime Jules, Jules veut l’aider à trouver l’amour.

Oriane, jeune policière sportive et célibataire, ne rencontre que des hommes qui ne l’intéressent pas, ou qui ne sont pas disponibles à l’instar de Jules, le patron du Café de la Place de Cadenel, qu’elle aime secrètement depuis l’adolescence.

De son côté, Jules est plutôt préoccupé par la préparation de sa soirée, qui s’annonce mémorable. Pari réussi… mais pas tout à fait comme il l’imaginait ! Voir tous ses plans partir en fumée, et se retrouver au poste menotté par Oriane ne faisait certainement pas partie du programme. Mais, à cette occasion, lui qui n’a toujours accordé qu’une attention distraite à la jeune femme, s’aperçoit qu’il peut compter sur elle.

Petit à petit, leur amitié se développe, et Jules entreprend d’aider Oriane à trouver l’amour au moyen d’une liste : celle des qualités indispensables à l’homme de sa vie. Mais comment faire comprendre à Jules que le seul homme qu’elle veut, c’est lui ?"


Avis :


Tout d’abord, merci à l’auteure pour ce service presse et ainsi de m’avoir permis de découvrir cette petite merveille en avance. 

Ce livre est un troisième tome, mais pas besoin d’avoir lu obligatoirement les précédents pour comprendre l’histoire. Je n’avais pas fait le lien au premier abord avec les deux autres romans, après avoir lu “Je veux un homme qui”, je sais que d’ici peu de temps je vais corriger cela. 

J’ai ADORE ma lecture! Premièrement cela se passe dans le sud de la France (encore une fois), et c’est pour mon plus grand plaisir ! Deuxièmement, le sujet du roman, le jugement des autres, est très important et j’ai beaucoup la manière dont il a été traité. 

Oriane a un physique remarquable pourtant cela ne joue pas vraiment en sa faveur. Elle est vu comme trop sportive, trop grande, trop masculine, son nez semble avoir été cassé et j’en passe. De plus elle travaille dans la police, où elle a dû faire deux fois plus ses preuves afin d’être intégré au même rang qu’un homme. Sa famille se limite à son grand père, ainsi durant toute sa vie, un sentiment d’abandon lui a pesé sur les épaules. Mais elle a su se relever, être celle qu’elle souhaitait, se trouver des ami.e.s sur qui elle peut toujours compter mais il lui manque quand même une personne sur qui comptait en rentrant le soir. Je pense que nous pouvons être beaucoup à se retrouver en elle. Les standards de beauté sont toujours assez éloignés de la réalité ce qui nous laisse souvent penser que nous ne sommes pas assez bien, pas dans la norme. Je pense que ce sujet m’a touchée bien plus que voulu, car il est traité avec légèreté, sans instance, pourtant, on comprend l’engagement tout le long. 

Jules lui aussi subit les jugements des autres. Vivant dans un petit village, tout le monde le connait depuis qu’il est tout petit, et par conséquent, personne ne semble avoir oublié les frasques qu’il a fait lorsqu’il était adolescent, rien de bien grave, pourtant, toute le monde en fait une montagne et le voit toujours comme un mauvais garçon. De plus, il est tatoué, et aujourd’hui encore, bon nombre de personnes jugent les personnes qui possèdent des tatouages. Mais malgré cela, lui aussi arrive à se relever, il a repris le restaurant de ses parents car il le voulait. Et même si le regard des autres est constant, il finit par arriver à ne plus y prêter attention. 

Ces deux personnages subissent le jugement des gens, mais ils nous montrent qu’en étant bien entouré, on peut tout surmonter. 

J’ai aussi apprécié les personnages secondaires et leur petite vie, notamment celle d’Ethan Boyle qui a une profession atypique et très peu présente dans la littérature. 


Ce fut une superbe découverte qui me donne envie de lire “Quand l’amour s’en mail” ainsi que “L’amour est dans le chai”. 


Citations : “Ce livre est dédié à toutes les femmes qui ont souffert un jour du jugement des autres. Ne changez rien, vous êtes fantastiques juste comme vous êtes. (Je vous le confirme, j’entends Bruno Mars dans ma tête en écrivant ces mots.)”


“Lui, il sera toujours là. je ne vais pas me le faire refaire, comme on me l’a déjà suggéré. Je ne dis pas que l’idée n’est pas tentante. Mais j’ai pris conscience qu’un jour, avec un peu de chance, j’aurai des enfants et qu’ils hériteront peut-être de ce détail de mon physique. Comment je pourrais leur expliquer qu’il faut apprendre à vivre avec, si moi-même je n’ai pas su le faire?”


L'avez vous lu? Passez une belle journée !


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